Contribution aux objectifs du référentiel de compétences de l'ARES
Communiquer = Traduire en mots les situations vécues et les actions éducatives pour les partager et y réfléchir avec sens critique
Mettre des mots utiles et éclairants sur son expérience professionnelle pour l’analyser, la synthétiser et la partager avec d’autres
Assumer une fonction d’interface entre les bénéficiaires, les autres professionnels et la société
Faire preuve d’esprit critique et se remettre en question dans le travail et la réflexion d’équipe
Entretenir une curiosité intellectuelle permettant de personnaliser et d’affiner son approche
Faire valoir publiquement le métier ainsi que ses choix et démarches professionnels
Utiliser les différents registres d’écrits et de communications professionnels
Respecter un cadre déontologique et adopter une démarche éthique dans une perspective démocratique et de responsabilité
Respecter les règlementations et les textes de référence (déclaration des droits de l’homme, des droits de l’enfant, droits des personnes hospitalisées, projets institutionnels, …) cadrant l’exercice du métier dans les secteurs où il travaille
Être conscient du mandat qui est le sien et l’expliciter si besoin
Faire des choix, spécialement dans des situations problématiques, et prendre des positions responsables
Réfléchir et expliciter les valeurs et principes qui le guident dans son action
Comprendre et questionner avec d’autres (en particulier les collègues) les articulations, complémentarités et parfois contradictions existant entre les dimensions juridiques, morales, déontologiques du travail psycho-socio-éducatif afin de garantir une démarche respectueuse de l’éthique
Faire preuve à la fois de discernement et de souplesse dans la confrontation aux normes et accompagner les personnes dans la construction d’un rapport responsable à ces normes
Etre un acteur institutionnel et social engagé
S’engager avec et pour les personnes dont il a la charge
Travailler et réfléchir en équipe et en réseau
S’inscrire dans le projet institutionnel et y participer de manière active
Assumer son rôle social et politique
Faire preuve d’indépendance et d'initiative
S’approprier des outils d'analyse pour comprendre les réalités rencontrées et construire des interventions adéquates
S’approprier les outils d’analyse permettant de comprendre les différentes dimensions (sociale, économique, politique, institutionnelle, culturelle, psychologique, environnementale, …) des réalités humaines auxquelles il a affaire
Décoder des situations dans leur complexité et construire sur cette base des interventions appropriées inscrites dans la durée
Intégrer le principe d’incertitude dans l’intervention psycho-socio-éducative
Accorder une attention régulière à l’analyse des pratiques professionnelles
Réactualiser sa formation pratique en permanence et s’inscrire dans une dynamique de recherche
Développer et utiliser des outils méthodologiques spécifiques
Acquis d'apprentissage spécifiques
Au terme de l'unité d'enseignement, l'étudiant sera capable de :
définir le principe de neutralité et le distinguer des notions voisines (laïcité, impartialité, objectivité, devoir de réserve) ;
situer le cadre légal et déontologique de la neutralité en Fédération Wallonie-Bruxelles et en expliquer la portée pour le travail psycho-socio-éducatif, selon les contextes institutionnels (services publics, secteur associatif) ;
identifier, dans des situations professionnelles concrètes, les moments où le principe de neutralité est sollicité, questionné ou mis en tension ;
analyser un dilemme éthique impliquant convictions personnelles, convictions des bénéficiaires et mandat professionnel, en mobilisant les concepts et le cadre légal vus au cours ;
construire et justifier une prise de position professionnelle argumentée dans une situation de conflit de valeurs, en articulant neutralité et engagement.
Contenu de l'AA
Fondements théoriques et conceptuels
Introduction au concept de neutralité : définitions, notions voisines (laïcité, impartialité, devoir de réserve) et distinctions
Cadre légal en Fédération Wallonie-Bruxelles (décrets de 1994, 2003, 2015 et 2019) et enjeux actuels (signes convictionnels, jurisprudence)
Neutralité de l'institution et neutralité du professionnel : services publics, enseignement officiel, secteur associatif
Laïcité et neutralité : convergences et différences (modèle belge / modèle français)
Éthique et déontologie de l'éducateur spécialisé : la tension entre neutralité et engagement social et politique
La neutralité en pratique
Analyse de situations professionnelles concrètes : études de cas
La gestion des conflits de valeurs et des dilemmes éthiques : convictions du professionnel, convictions des bénéficiaires, cadre institutionnel
Répartition des heures
15 h de théorie, 5 h de séminaires
Méthodes d'enseignement
Cours magistral, approche interactive, étude de cas
Langues d'enseignement
Français
Supports
Copies de présentations, syllabus, notes de cours
Ressources bibliographiques
Decharneux, B., Wolfs, J.-L., Delaunois, D., & Glorieux, C. (2010). Neutre et engagé : gestion de la diversité culturelle et des convictions au sein de l'enseignement public belge francophone. Bruxelles : E.M.E.
Geerts, N. (2014). La neutralité n'est pas neutre ! Bruxelles : La Muette.
Wolfs, J.-L. (2020). « La formation des enseignants à la "neutralité" en Belgique francophone. Enquête exploratoire ». https://doi.org/10.7202/1070033ar
Delgrange, X. (2007-2008). « La neutralité de l'enseignement en Communauté française ». Administration publique (A.P.T.), pp. 119-160.
Sägesser, C. (2012). « Les cours de religion et de morale dans l'enseignement obligatoire ». Courrier hebdomadaire du CRISP, n° 2140-2141.
Prairat, E. (2015). Quelle éthique pour les enseignants ? Bruxelles : De Boeck.
Décret de 2026 renforçant l'obligation de neutralité au sein de l'enseignement officiel
Évaluation et pondération
Méthode d'évaluation : note aux AA
Langues d'évaluation :
Neutralité : français
Pondération par AA :
Neutralité : 100 %
Modalités d'évaluation :
Neutralité :
Évaluation continue formative (participation aux exercices, études de cas et mises en situation) et évaluation certificative organisée hors session, lors de la dernière séance de cours : analyse écrite individuelle d'une situation professionnelle mettant en jeu le principe de neutralité, mobilisant les concepts et le cadre légal vus au cours (100 % de la note).
La présence à au moins 70 % des séances est une condition d'accès à l'évaluation certificative hors session. L'étudiant qui ne remplit pas cette condition, qui est absent (justifié ou non) lors de la dernière séance, ou qui n'obtient pas la note requise, présente en session une évaluation certificative écrite et un travail écrit d'analyse de cas assorti d'une défense orale (100 % de la note).